Le tribunal a désigné un expert. Vous allez vous retrouver sur votre chantier face au constructeur, à ses sous-traitants, à leurs assureurs, et à leurs experts respectifs. Eux savent comment se déroule une réunion d'expertise. Vous, non. C'est là que nous intervenons.
On dit d'une affaire qu'elle est « en expertise » dès lors qu'un expert a été désigné par une décision de justice, le plus souvent une ordonnance de référé. Cet expert est mandaté par le juge : il n'est le technicien d'aucune des parties, et sa mission est définie par la décision qui le nomme.
L'expertise se déroule sur les lieux du litige. Toutes les parties en cause sont convoquées — c'est le principe du contradictoire. Elles ont toujours intérêt à s'y rendre, ne serait-ce que pour connaître les positions défendues par les uns et les autres.
À l'issue de ses opérations, l'expert dépose un rapport. Ce rapport n'est pas un jugement : le juge n'est pas tenu de le suivre. Mais dans les faits, il le suit presque toujours. Autrement dit, l'expertise, c'est là que se joue le procès.
Analyse du dossier technique, reconstitution de la chronologie du chantier, identification des points sur lesquels votre position est solide — et de ceux sur lesquels elle ne l'est pas.
Nous vous accompagnons sur place, nous discutons le fond technique en temps réel avec l'expert et les experts adverses, et nous demandons que vos observations soient actées.
Des dires techniques, précis, appuyés sur les DTU et les pièces du dossier. Un dire bien rédigé oblige l'expert à répondre point par point dans son rapport.
Relecture critique des conclusions provisoires, vérification des chiffrages de reprise, et contestation argumentée de ce qui doit l'être avant qu'il ne soit trop tard.
Nous ne remplaçons pas votre avocat, et il ne nous remplace pas. Il porte le droit, la procédure et la stratégie judiciaire. Nous portons la technique du bâtiment : la cause du désordre, le manquement aux règles de l'art, le chiffrage de la reprise.
Dans les dossiers de construction, cette répartition fait une vraie différence. Un avocat, même excellent, n'est pas en mesure de contredire sur place un expert adverse qui affirme qu'un ferraillage était suffisant ou qu'une pente de toiture respecte le DTU.
Il l'est, et ce n'est pas la question. Un expert impartial reste un homme qui doit trancher entre des versions contradictoires exposées par des techniciens. Si une seule partie apporte des éléments techniques, c'est celle-là qu'il entendra. Votre présence technique ne met pas en cause son impartialité : elle lui donne de quoi travailler.
Non, tant que le rapport définitif n'est pas déposé. Nous intervenons régulièrement en cours d'expertise, parfois au stade du pré-rapport. Plus tôt vous nous appelez, plus notre marge de manœuvre est grande.
Un rapport défavorable peut être discuté devant le juge, mais c'est une bataille difficile. Il peut aussi justifier une demande de complément d'expertise ou de contre-expertise. Là encore, tout dépend de ce qui a été versé au débat pendant les opérations : c'est pour cela que le travail se fait avant le dépôt.
La consignation est avancée par la partie qui la demande, selon ce que fixe le juge. La charge définitive est tranchée dans le jugement au fond, en général au détriment de la partie qui perd. Notre honoraire d'assistance est distinct de cette consignation.
Le premier échange téléphonique est gratuit et sans engagement.