Vous avez déclaré un sinistre. Votre assureur mandate un expert, qui vient chez vous, se montre courtois, prend quelques photos et repart. Quelques semaines plus tard, la proposition d'indemnisation arrive : bien en dessous du coût réel des travaux, ou accompagnée d'un refus de garantie. C'est une situation extrêmement courante.
| Expert d'assurance | Expert d'assuré | Expert judiciaire |
|---|---|---|
| Mandaté par l'assureur, il défend l'assureur. | Mandaté par l'assuré, il défend l'assuré. | Mandaté par le juge, il est impartial. |
| Intervient pour les assureurs afin de définir les responsabilités et de chiffrer l'indemnisation. | Intervient à vos côtés pour qualifier le sinistre, contester ce qui doit l'être et chiffrer le préjudice réel. | Intervient sur ordre du juge afin de définir les causes et responsabilités d'un sinistre. |
Bien que l'on parle d'impartialité, un expert défend toujours son mandant. Ce n'est pas une critique du métier, c'est sa définition. La seule façon de rétablir l'équilibre est d'avoir votre propre technicien dans la pièce.
Dégât des eaux, incendie, tempête, catastrophe naturelle, bris de glace. Le litige porte le plus souvent sur l'étendue des dommages retenus et sur le chiffrage des reprises, rarement sur le principe.
Souscrite avant l'ouverture du chantier, elle doit préfinancer les réparations relevant de la décennale sans attendre la recherche de responsabilité. Dans les faits, les refus de garantie et les qualifications restrictives sont fréquents. Un rapport technique contradictoire change souvent la réponse.
Défaut d'entretien invoqué, vétusté surévaluée, exclusion contractuelle appliquée largement, désordre requalifié en « esthétique » pour échapper à la décennale. Chacun de ces arguments se discute sur le terrain technique.
C'est le cas le plus fréquent. L'indemnité proposée couvre la réparation apparente, pas la reprise complète : on repeint la tache sans traiter l'infiltration, on remplace une rangée de tuiles sans reprendre l'écran sous-toiture. Six mois plus tard, le désordre revient — et le sinistre est clos.
Un dossier assurance se gagne rarement sur des arguments juridiques. Il se gagne sur la description technique du désordre et sur le chiffrage. Un assuré seul dit « il y a des fissures et ça m'inquiète ». Un expert d'assuré écrit quelle est la cause du désordre, à quelle garantie il se rattache, quels travaux sont nécessaires et combien ils coûtent, avec les références techniques à l'appui.
Ce sont deux dossiers différents, et ils ne reçoivent pas la même réponse.
Oui, sans avoir à demander l'autorisation de votre assureur. C'est un droit, et de nombreux contrats prévoient même une prise en charge partielle des honoraires d'expert d'assuré. Vérifiez vos conditions générales, nous pouvons le faire avec vous.
Idéalement avant la visite de l'expert de l'assureur. C'est ce rendez-vous qui détermine tout le reste. Si la visite a déjà eu lieu, tout n'est pas perdu : une contestation motivée reste possible tant que le dossier n'est pas clos.
Le délai habituel est de 5 jours ouvrés, ramené à 2 jours en cas de vol. Pour les catastrophes naturelles, il est de 30 jours à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel. Vérifiez toujours vos conditions générales, qui peuvent être plus favorables.
Il reste la contre-expertise, puis le recours au médiateur de l'assurance, puis la voie judiciaire. À chacun de ces stades, c'est la qualité du dossier technique qui fait la différence. Voir aussi notre page assistance à expertise judiciaire.
Le premier échange téléphonique est gratuit et sans engagement.